MOUVIZ : Pouvez-vous
vous présenter ainsi que votre "équipe" ?
En fait "d'équipe", on est essentiellement deux : Moi-même, Christophe
Maroye, qui suis derrière la caméra, à la mise en scène et à la réalisation
et qui joue le role du personnage qu'on ne voit jamais et Philippe Bernada,
qui a écrit les sketchs et qui joue le rôle du personnage qu'on voit. On est
assez complémentaires ce qui est une bonne chose. On mène nos projets à deux,
avec Philippe qui s'investit un peu plus dans l'écriture et moi dans la mise
en scène et la réalisation.
MOUVIZ : Quelles
sont vos influences et inspirations ?
Clairement Orson Welles et plus récemment Clint Eastwood... En effet,
nous apprécions particulièrement le travail original de nos deux collègues...
Non en fait, je trouve ça assez compliqué de parler "d'influence" ou "d'inspiration".
"Un gars, une fille" peut-être, au niveau du format (5min environ, avec 3
ou 4 séquences par épisodes) et par le coté descriptif de la vie quotidienne.
MOUVIZ :
Qu'est-ce qui vous a amené à vouloir réaliser
cette websérie?
L'idée de la série nous est venue après avoir tourné un court-métrage
humoristique (l'homme de ta vie) dans lequel on mettait en scène deux personnages
vivant en colocation. On a montré ça à un ami metteur en scène qui a trouvé
que l'idée était bonne. On a donc décidé de créer une série présentant le
quotidien de deux frères vivant en colocation et ayant des caractères et des
vies opposées : l'un est musicien, l'autre vendeur de cassoulet, l'un est
feignant comme une couleuvre et l'autre bosse comme un con pour des nèfles,
l'un est un séducteur (moi, comme par hasard...) tandis que l'autre accumule
les rateaux avec les filles etc... Avec en plus, tous les problèmes qui peuvent
être liés à la fratrie : jalousie, relation tendues avec les parents...
MOUVIZ : Quels
moyens ont été nécessaires à la réalisation de votre websérie ?
On a utilisé un camescope mini dv, un logiciel de montage video et
un autre pour enregistrer la musique... En gros pas grand chose quoi...
MOUVIZ : Comment
s'est déroulé le tournage ?
Le tournage s'est bien passé. Ce qui a été plus galère, c'est que sur
les quatre premiers épisodes, on avait juste la prise son du micro interne
du camescope. Une grosse daube quoi... La bande son était tellement pourri
qu'on a été obligé de la refaire entièrement (doublage, bruitage, ambiances
etc...) en studio. C'était un choix difficile car d'un coté on gagnait en
qualité sonore, mais on savait aussi qu'on allait forcément perdre sur la
spontanéité du jeu des acteurs.
MOUVIZ : Etes
vous satisfait du résultat final ?
C'est difficile d'être objectif. J'aime bien par exemple l'idée qu'on
a eu de tourner la série en caméra subjective, pour accentuer le coté "immersif"
et donner au spectateur l'impression de vivre les sketchs à travers le regard
de la caméra qui est celui d'un des deux personnages qu'on ne verra donc jamais
dans la série. Les points les moins satisfaisants et sur lesquels il faut
qu'on trouve des idées, c'est les décors, le jeu des comédiens...
MOUVIZ : Quels
sont vos projets ?
Dans Pat&Tic, on souhaite maintenant travailler sur l'autonomie du personnage
à travers lequel on découvre les sketchs, notamment sa liberté de mouvement
: il n'est pas sensé avoir une main prise par une caméra ! Parallellement
à cette série, on fait aussi des courts-métrages (également autoproduits)
dont un, "les mouches", est disponible sur Mouviz.